Entre le début du XXème
siècle et aujourd’hui, dans le monde occidental,
l’espérance de vie est passée grosso modo
de 60 à 80 ans. Selon l’Insee, elle pourrait atteindre
90 ans pour les femmes et 82 ans pour les hommes en 2050. Cette
longévité contemporaine s’explique par les
avancées de la médecine, les mesures de dépistage
et de prévention des maladies, les progrès de l’hygiène
de vie et de la nutrition, la responsabilisation de chacun envers
sa santé et ses habitudes de vie.
Ces vingt années de vie
supplémentaires dont bénéficient les générations
actuelles par rapport à celles de leurs grands-parents,
représentent un acquis extraordinaire dans la durée
mais elles posent néanmoins des problèmes sociaux
et individuels en matière de qualité de vie des
personnes les plus âgées.
Mal préparées à
cette multiplication des têtes blanches nos sociétés
modernes peinent à leur offrir une place qui, tout en respectant
les limites physiologiques liées à l’avance
en âge, reconnaisse leur importance dans la vie familiale,
la valeur de leur expérience et le besoin fondamental de
contacts humains entre les générations.
Une initiative comme « La
semaine bleue » répond exactement à cette
nécessité d’ouverture et à cette création
de liens. Son but, tout particulièrement en 2009, est de
récompenser des projets innovants permettant de développer
les rapports intergénérationnels. En effet, rien
ne peut être plus enrichissant que de se connecter pour
mieux entrer en relation et rompre ainsi l’isolement et
la solitude qui frappent trop souvent les plus âgés
et les jeunes aussi parfois.
M’étant personnellement
passionnée depuis plus de vingt ans pour cette émergence
du troisième tiers temps de la vie, je ne pouvais qu’accepter
de prendre le « marrainage » de « La semaine
bleue 2009 ». Chaque mot de son programme me paraît
juste chaque avancée de ses actions me semble nécessaire.
La Semaine Bleue 2009 sera
l’occasion de rappeler que jeunes et vieux ont certes beaucoup
de choses qui les séparent mais également beaucoup
de sujets qui les rapprochent et notamment cette envie de vivre
intensément l’instant présent. En souhaitant
que cette volonté de liens intergénérationnels
trouve un large écho dans notre société souvent
trop individualiste pour faire preuve d’une véritable
générosité : celle du cœur.