Historique
Les débuts de la
semaine Bleue : 1951
Lancée en 1951, la « Journée des Vieillards
», comme on l’avait d’abord baptisée, a
été créée par arrêté du
ministère de la santé publique et de la population.
Un comité national d’entente, composé de grandes
associations, d’institutions de bienfaisance et de groupements
représentant les personnes âgées, avait reçu
pour mission d’organiser une quête nationale, relayée
par des comités départementaux. Quant à l’Uniopss,
elle était chargée d’en assurer la coordination.
L’objectif était de récolter des fonds pour
secourir les anciens les plus « nécessiteux »,
6 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale.
En parallèle à cette quête,
diverses initiatives axées sur la convivialité se
développèrent peu à peu : goûters, repas
dansants, sorties, envois de fleurs et de cartes postales ou encore
visites au domicile des plus dépendants et dans les établissements.
De même, une part croissante de l’argent fut consacrée
au financement d’activités de service, aides ménagères
et autres. Par la suite, l’amélioration sensible des
retraites permis d’affecter les fruits de la quête à
des actions collectives, associatives pour la plupart, et de moins
en moins à des secours individuels. En 1988, la collecte
sur la voie publique prit fin et fut remplacée par une subvention
des Affaires sociales.
Un nom qui a évolué
La sémantique connut, elle aussi, une évolution :
de la « Journée des Vieillards », on passa à
la « Semaine Nationale des Vieillards » puis à
la « Semaine Nationale des Retraités et des Personnes
Agées et de leurs Associations » pour s’arrêter,
en 1977, à la « Semaine Bleue ». Un nouveau titre
accompagné de ce slogan : « 365 jours pour agir, 7
jours pour le dire ».
Les thèmes
nationaux
A chaque fois, un thème national est développé.
Comme en 1988 : « Solitude, perte d’autonomie : agissons
avec les associations ». En 1995 : « Les retraités
disent non à l’exclusion ». Ou en 1998 : «
Les retraités, des mémoires pour l’avenir ».
Le thème de l'édition 2004-2005 suscita de nombreuses
critiques. « Et si on parlait des vieux » ? «
Le titre était volontairement provocant, commente Pierre-Henri
Daure, membre du comité national et président depuis
1997 du comité départemental de la Côte d’Or,
un des départements les plus actifs de la Semaine bleue.
L’objectif était justement d’en parler et il
a été atteint. (…) Ce mot [ndlr :" vieux"],
employé en contraste avec « jeune », n’est
pas utilisé dans un sens péjoratif mais avec toute
la noblesse liée à l’âge ».
Source : Union Sociale d'octobre 2005, mensuel de l'Uniopss
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Article publié en 1951
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De la Journée nationale des vieillards à la Semaine
Bleue